Thursday, 28 August 2008

Rafraichissement

J'ai découvert le week-end passé qu'il y a une piscine pour le quartier. Elle se situe dans la rue d'à coté, à précisément 195 pas de l'appartement. Inutile de vous dire que depuis que je sais ça j'y vais tous les jours.
Aujourd'hui c'est Jeudi, jour de congé pour Brit, donc pour moi aussi hehe. Après une bonne grasse mate, du farniente, quelques discussions avec les gens que j'aime en Belgique et un bon bol de soupe, je décide de me rendre à la piscine. Je prend mon livre de "lectio divina" (voir plus bas pour ceux qui ne savent pas ce que c'est) et marche jusqu'à la piscine. Ca tombe bien il n'y a personne, je serai donc tranquille pour lire. Après quelques longueurs, un peu trempette dans le jacuzzi, je me pose sur un transat, laisse un peu le soleil me sécher et ouvre mon bouquin.
Le passage sur lequel je médite aujourd'hui est le suivant:
Luc 13:11-13 Et voici, il y avait là une femme possédée d’un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans; elle était courbée, et ne pouvait pas du tout se redresser. Lorsqu’il la vit, Jésus lui adressa la parole, et lui dit: Femme, tu es délivrée de ton infirmité. Et il lui imposa les mains. A l’instant elle se redressa, et glorifia Dieu.

Voila quelques-unes de mes réflexions:
Cette femme, depuis 18 ans, ne connais que le sol, ne connais les gens que par leur pieds, leur voix,.... Cette femme depuis 18 ans souffre, peut-être ne sent-elle même plus la souffrance tellement elle s'y est habituée? Peut-être ne réalise-t-elle même plus qu'une vie différente est possible?

Quelles sont les choses qui me tiennent courbé, qui te tiennent courbé? Quelles sont les choses qui depuis trop longtemps nous empêchent de voir plus loin que juste devant nos pieds, nous empêchent d'avancer plus vite qu'à pas hésitant? Nous empêchent de regarder certaines personnes dans les yeux? Nous empêchent d’embrasser cette vie pour laquelle on se bat tant mais qu’on arrive pas à atteindre. Une erreur de jeunesse? Une Père ou une mère abusive? Des raquets récurrents à l'école primaire? Une dépendance qui nous lie.
Peut-être est-ce des choses que nous avons voulues mettre de coté dans notre tête, essayer d'oublier jour après jour? Mais qui nous entravent quoi qu’on tente de faire par nos propres moyens.
La chose qui m'a le plus frappé dans cette histoire est que la femme n'était peut-être même pas consciente que Jésus était là, peut-être avait-elle entendu parlé de lui mais se disait-elle "c'est pas après 18 ans dans cet état que quelqu’un va pouvoir changer quelque chose pour moi ». Peut-être avait-elle entendu des gens lui parler de Jésus mais s’était-elle dit que son problème était trop important, ou sa faute trop grave pour que Jésus puisse l’aider.

Et pourtant, Jésus lui adresse la parole, c'est lui qui va vers elle et qui la guéri, il sait ce qui est bon pour elle et il la délivre. Peut-être a-t-elle eu peur quand il lui a adressé la parole, quand il a posé sa main sur son dos, et pourtant elle l’a laissé faire, sûrement grâce à l’amour qu’elle a pu ressentir dans ce geste, dans ces mots.

Si on est franc avec nous même et avec le monde qui nous entoure, tout le monde souffre d’une manière ou d’une autre. Tout le monde traîne ses casseroles, ses sacs d’ordures et ne sait pas quoi en faire. J’attends des mails si quelqu’un pense que je me trompe sur ce coup là.

Jésus appelle chacun d’entre nous aujourd’hui, il veut nous libérer de ce qui nous tient courbé, il veut poser sa main d’amour sur ce qui nous fait mal et nous tient prisonnier. Quelle sera ma réponse à un tel appel ? Vais-je le minimiser? Me détourner ? Penser qu’il n’y a plus rien à faire, qu’il n’y a plus d’espoir ?

Ou bien au contraire, vais-je prendre le risque de me « laisser faire » par lui ? De quitter ces choses qui, bien que je n’en sois peut-être plus conscient, me détruisent ? Prendre le risque de le chercher et de le laisser agir dans ma vie ? Quand on y pense, le résultat d’une telle recherche ne peut-être que positive ou neutre, mais pas négative, et je pense que la plupart du temps elle sera positive.


1 comment:

Claude said...

Hello David,
Je viens de parcourir ton Blog. Quel plaisir de voir ton bonheur à découvrir des décors étrangés à ton regard. Plaisir que j'ai connu en 1999. Comme il est nécessaire de redécouvrir chaque jours les endroits où nous allons et les personnes que nous aimons en nous efforcant de les regarder avec un regard neuf. Tu aura surement l'occasion de repasser dans des endroits que tu découvre avec l'émerveillement d'un petit garçon. Ne sois pas triste si ces décors ne t'émerveillent plus de la même façon, tu as grandis...
Claude